Le Groupement de défense contre les organismes nuisibles (GDON) de Mauges-sur-Loire, en Maine-et-Loire, a présenté les nouvelles règles au sujet de la destruction de nids de frelons asiatiques.

Guy Caillault, président du Groupement de défense contre les organismes nuisibles (GDON), a présidé l’assemblée générale de la structure mercredi 3 décembre, qui s’est déroulée en présence de 35 personnes dont cinq maires délégués. Il fait le point sur l’actualité de l’association.

Quel est le rôle du GDON, comment fonctionne-t-il ?

Guy Caillault : « Le GDON de Mauges-sur-Loire fonctionne avec cent bénévoles et a pour rôle d’assurer la surveillance sanitaire et coordonner la lutte collective pour protéger les cultures et les biens contre les nuisibles. Nous assurons la lutte contre les ragondins (600 par an), en collaboration avec les chasseurs nous régulons ponctuellement les corbeaux et les pigeons bisets, nous assurons également la lutte contre les nids de frelons asiatiques, appelés frelons à pattes jaunes. Nous avons servi de relais pour traiter deux foyers de fourmis invasives. Nous adhérons à la FDGDON de Maine-et-Loire qui nous soutient sur les aspects réglementaires et administratifs, nous sommes aidés financièrement par la commune. »

Qu’en est-il des frelons asiatiques ?

« Depuis 2018 nous détruisons chaque année en moyenne soixante-dix nids de frelons, en 2025 le cap des cent nids a été franchi. C’est assez désolant, nos efforts ne sont pas récompensés. Jusqu’à cette année nous avions une convention avec l’association des apiculteurs de Maine-et-Loire, qui détruisait les nids pour une participation de 50 euros par nid. Une nouvelle réglementation nous impose de faire intervenir des désinsectiseurs professionnels agréés. Par contre nous pourrons toujours agir sur des pré-nids avec nos bénévoles référents dans les communes (quarante interventions en 2025). »

Qu’est ce qui va changer pour les particuliers ?

« La destruction des nids était entièrement prise en charge par la commune. À partir de cette année, une convention va être signée entre la FDGDON, la commune et les désinsectiseurs. En 2026 le particulier aura un reste à charge, et les interventions sur les pré-nids seront facturées 20 euros. Des informations plus précises seront données dans le magazine communal de janvier, avec des consignes pour la pose de pièges de fondatrices au printemps. »

Lire la suite de l'article Ouest France

Allonnes. Contre les nuisibles, un groupement est né.

Une structure associative communale pour protéger l’environnement a organisé une petite assemblée générale, mardi 16 septembre, sous la direction d’Antonin Grimault Frémy, animateur et coordinateur de la FDGDON de Maine-et-Loire. Sous l’impulsion du maire, Jérôme Harrault, cette réunion a relancé la dynamique locale autour du groupement de défense contre les organismes nuisibles.

Le nouveau président de l’association, Mickaël Beaujeon, agriculteur, a indiqué :  Il est important d’agir face aux espèces envahissantes comme le datura. 

Antonin Grimault a de son côté expliqué :  Frelons à pattes jaunes (nouveau terme pour désigner le frelon asiatique), rats et souris, ragondins, corneilles noires et corbeaux freux, mais aussi datura stramoine, jussie, ambroisie : toutes ces espèces sont sous la houlette des GDON en Maine-et-Loire. Un GDON est un groupement communal à fonctionnement associatif composé exclusivement de bénévoles. Il a pour mission la prévention, la surveillance et la lutte contre les espèces animales comme végétales qui impactent l’environnement mais aussi la santé humaine. 

Le bureau est constitué du président Mickaël Beaujeon ; du vice-président Nicolas Jousselin ; des secrétaires Benoît Percevaux et Simon Thierry ; du trésorier Manuel Mabileau ; des membres Jean-Paul Thouet, Alain Blain, Anthony Fortier, Damien Joveau et Jean-François Lebeaupin.

Le maire a apprécié la formation de cette nouvelle structure bénévole qui renforcera l’information, l’action collective et la protection de l’environnement.

Contact : gdonallonnes49@gmail.com ; 02 41 52 00 30.

Lire la suite de l'article Ouest France

Cette commune de Maine-et-Loire lance « un plan de lutte » contre les frelons asiatiques

En décembre 2025, lors du conseil municipal, les élus de Mazières-en-Mauges, près de Cholet (Maine-et-Loire), ont approuvé le partenariat entre la Ville et la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON 49), afin de lutter contre le frelon asiatique. Une réunion publique aura lieu le 9 février 2026 dans la commune.

Lors du conseil municipal du 5 décembre 2025, les élus de Mazières-en-Mauges (Maine-et-Loire) ont voté pour l’adhésion de la commune au Plan départemental de lutte contre le frelon asiatique, coordonné par la FDGDON 49 (Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles).

Une aide à l’achat de piège

Dans ce cadre, ils ont pris plusieurs décisions, notamment la nomination d’Éric Morille comme référent communal, et le financement de la destruction des nids  à hauteur de 50 % du coût TTC des interventions réalisées sur le domaine privé, le solde restant à la charge des particuliers et facturé directement par le prestataire , précise la municipalité dans le compte rendu de la séance.

Les élus ont aussi décidé d’apporter une aide financière aux particuliers pour l’achat de pièges sélectifs, qui seront proposés par la FDGDON 49 lors de la réunion publique du lundi 9 février 2026, à 19 h, salle Saint-Jean.  Une participation financière correspondant à 50 % du prix du piège sera accordée, limitée à un seul piège par foyer. Afin de garantir l’efficacité du dispositif, il conviendra de répartir les pièges sur l’ensemble de la commune et de ne pas multiplier les pièges dans un même secteur. Un bilan annuel permettra de mesurer l’efficacité des actions menées (pièges actifs, insectes capturés, nids détruits, etc.) », complète la mairie.

Une quinzaine d’euros à charge

Lors de cette réunion, les participants pourront apprendre à reconnaître le frelon asiatique, découvrir les méthodes de lutte contre les nids primaires et secondaires, et recevoir leur piège sélectif. Prévoir une carte bancaire ou un chèque pour régler le reste à charge, soit une quinzaine d’euros.

Lire la suite de l'article Ouest France

À ne pas confondre avec les espèces locales, les espèces venues du sud sont déjà présentes depuis 10 ans à Saumur.

Les fourmis invasives entraînent des nuisances au niveau environnemental, social et économique. C’est ce qu’a rappelé Antonin Grimault-Frémy, de la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles, lundi à Saint-Macaire.
Les fourmis invasives entraînent des nuisances au niveau environnemental, social et économique. C’est ce qu’a rappelé Antonin Grimault-Frémy, de la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles, lundi à Saint-Macaire. | OUEST-FRANCE

Lundi, une réunion d’information a eu lieu à Saint-Macaire-en-Mauges sur les fourmis invasives. Le sujet préoccupe car les espèces tapinoma magnum et tapinoma ibericum ont été détectées à Sèvremoine, dans des zones bien délimitées de Saint-Germain, Torfou, La Renaudière et Saint-Macaire.

Les témoignages alarment : « Elles se sont attaquées à un composant du compteur Linky entraînant une coupure de courant ; elles ont mangé les plastiques des câbles du portail électrique causant des pannes ; on en a retrouvé dans la salle de bains ; elles ont attaqué le parquet du salon puis le bitume. »

Un produit recommandé

Antonin Grimault-Frémy, de la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles, sa collègue Fanny Chauviré, les élus et agents de Sèvremoine, se veulent rassurants : « On a des solutions à condition de faire une action collective. Il est important de signaler les super colonies en mairie. Ces fourmis sont facilement identifiables car elles ont une odeur caractéristique quand on les écrase. »

Il faut agir rapidement quand des nids sont identifiés. À ce jour, les actions menées ont permis d’obtenir des résultats. « L’eau bouillante sur la fourmilière peut rendre leur vie difficile, mais les reines peuvent être à un mètre sous terre. Il faut un biocide ingéré par les ouvrières qui va se diffuser. Ce produit est le Digrain, à appliquer sur la route des fourmis sur une zone non perméable », détaillent les experts.

Les habitants déjà engagés dans la lutte témoignent d’effets positifs. Une vie foisonnante dans un jardin, avec végétation et faune locale, permet de ralentir leur propagation. Mais il faut prescrire les bâches et galets, les gazons synthétiques ainsi que toutes sources de chaleur, car ces fourmis s’installent facilement dessous.

Lire la suite de l'article Ouest France

Après Le Marillais où le problème est apparu lors du dernier trimestre 2024, c’est au tour de Botz-en-Mauges d’être confronté à la présence des redoutées fourmis invasives.  Plusieurs cas similaires ont été récemment signalés , selon Marie Le Gal, maire déléguée. Appel a été fait aux services compétents de la FDGDON 49 (Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles) pour une soirée d’information qui s’est tenue jeudi 24 avril.

Une quarantaine de personnes, dont plusieurs directement concernées, sont venues écouter la technicienne animatrice de l’organisme exposer les problèmes posés par lesdites fourmis. Problème écologique du fait de la dégradation des habitats :  Elles aiment tout particulièrement tout ce qui est lié à l’informatique, ordinateurs, téléphone…  a-t-elle précisé. Cela peut être aussi la disparition d’espèces locales. On observe des problèmes sociologiques en matière d’agriculture, de sanitaire et de sécurité et du fait que  leur présence signifie généralement qu’on ne peut que gérer ou limiter leur impact.  La technicienne a évoqué ensuite les facteurs favorisant leur installation : augmentation des échanges commerciaux, du tourisme, du e-commerce et de pratiques à risques, du changement climatique global, et ce qui en découle…

Comment détecter l’espèce invasive et que faire ?

Il s’agit d’abord de chercher les fourmilières actives puis d’écraser quelques insectes. Si une odeur nauséabonde en émane, traiter, (avec de l’appât liquide) puis refaire la manipulation sur l’ensemble du terrain. Il faut surveiller l’activité au moins deux fois par semaine, mettre du produit sur un passage, devant les entrées et les sorties. En hiver, utiliser l’eau chaude.

Lire la suite de l'article Ouest France

Raymond Vincent a présidé l’assemblée générale de la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles de Maine-et-Loire (FDGDON49), jeudi dernier, en présence de Philippe Maillart, maire de la commune, et devant 350 bénévoles et représentants communaux. « Notre fédération et son réseau de GDON locaux (4 000 bénévoles) ont pour mission d’assurer la prévention, la surveillance, la lutte contre les espèces invasives et d’assurer la protection de notre environnement. C’est une structure d’intérêt général », a précisé le président Raymond Vincent.

Les GDON sont des structures communales qui ont leur gestion propre. Constitués de bénévoles, ils organisent la surveillance biologique, les luttes collectives sous couvert d’arrêtés municipaux, communiquent et informent la population sur les « bioagresseurs » à surveiller. Au niveau local, les bénévoles du GDON se sont penchés sur les problèmes des pigeons qui abîment la façade de l’Abbaye, des rats (avec l’arrivée des composteurs) et travaillent davantage sur la communication auprès des habitants. « Nous sommes des lanceurs d’alerte, des écocitoyens, des amoureux de la nature et protecteurs de la biodiversité », assure le secrétaire du GDON local.

M. Volard, professeur à l’Université d’Angers, explique qu’une  étude technique est mise en place concernant les rongeurs aquatiques, envahissants sur un territoire, en relation avec les scientifiques et les bénévoles, afin de mieux connaître les comportements et les impacts sur l’écosystème et le sanitaire, pour mieux évaluer les pratiques de régulation ».

Lire la suite de l'article Ouest France

Le Groupement de défense contre les organismes nuisibles de Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire) lutte contre les espèces invasives. Pour cela, il met à disposition du matériel. Mais ces derniers, temps, les bénévoles observent de plus en plus d’incivilités.

Un frelon asiatique.
Un frelon asiatique. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le Groupement de défense contre les organismes nuisibles (GDON) de Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire) est représenté par deux agents dans les dix communes déléguées du territoire, sauf à Villedieu-la-Blouère où il n’est pas représenté. Il est présidé par Jean-Marie Rotureau.

Comme tous les autres, le GDON est chargé par le ministère de l’Agriculture ou le préfet de l’organisation des luttes collectives contre les déprédateurs et notamment les rongeurs aquatiques nuisibles, les frelons asiatiques, les corneilles noires, les corbeaux freux, les pigeons bisets, les chenilles processionnaires…

Surveiller, prévenir et lutter contre les espèces invasives

« Ces luttes collectives sont d’intérêt public et participent aux enjeux économiques et agricoles », souligne le président Rotureau. Pour cela, trois missions lui sont attribuées : surveiller, prévenir et lutter contre les espèces invasives animales et végétales. Il joue aussi un rôle d’observateur pour vérifier les risques de prolifération.

Présidé par Jean-Marie Rotureau, le Groupement de défense contre les organismes nuisibles regrette les incivilités de plus en plus marquantes sur les pièges posés. | OUEST-FRANCE

Cages à ragondin, cages à pie, effaroucheurs, tenues de protection contre les frelons asiatiques… Le groupement met à disposition son matériel pour effectuer ses missions. « Mais nous constatons de plus en plus d’incivilités sur nos matériels », regrettent les bénévoles.

« Un insecte peut tuer par jour une cinquantaine d’abeilles »

Quoi qu’il en soit, entre 2023 et 2024, le groupement a capturé : 1 912 ragondins puis 1 197 en 2024 ; 890 puis 930 corbeaux ; 310 pigeons bisets puis 450 ; 60 nids de frelons asiatiques puis 55 ; enfin, 65 renards puis 44.

« Nous estimons qu’il y a eu moins de frelons asiatiques en 2024 à cause des pluies abondantes », précisent-ils. Mais le témoignage de l’apiculteur bellopratain René Véron est plus réservé, car son observation s’appuie sur plusieurs années :  L’année précédente, j’ai perdu dix ruches. Même si je réduis la superficie d’entrée de mes ruches, les frelons parviennent à entrer. Un insecte peut tuer par jour une cinquantaine d’abeilles. 

Lire la suite de l'article Ouest France

Démangeaisons, ulcères, réactions allérgiques… Tous les ans, les chenilles processionnaires du pin et du chêne refont l’actualité. Classées nuisibles, ces larves de papillons de nuit prolifèrent et menacent la santé. Fanny Chauviré, technicienne à la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles du Maine-et-Loire, basée à Beaucouzé, explique comment s’en protéger.

Pour se débarrasser des chenilles processionnaires, une technicienne de la FDGDON 49 pose un écopiège, une sorte de gouttière entourant l’arbre et percée d’un trou tubé qui amène les chenilles dans un sac lorsqu’elles processionnent vers le sol au cours du printemps.
Pour se débarrasser des chenilles processionnaires, une technicienne de la FDGDON 49 pose un écopiège, une sorte de gouttière entourant l’arbre et percée d’un trou tubé qui amène les chenilles dans un sac lorsqu’elles processionnent vers le sol au cours du printemps. | OUEST-FRANCE

Chaque année, et de plus en plus tôt, la prolifération des chenilles processionnaires inquiète à cause des risques sur la santé humaine. Fanny Chauviré, technicienne à la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (FDGDON 49), dont le siège est situé à Beaucouzé (Maine-et-Loire), fait le point.

Comment reconnaître les chenilles processionnaires et d’où provient ce danger ?

La présence d’un cocon blanc dans un pin et des aiguilles rongées alertent déjà sur la présence de ces larves de papillons que sont les chenilles processionnaires. De couleur brun orangé ou gris argenté, elles mesurent jusqu’à 4 cm. Il est facile de les repérer car elles ont la particularité de vivre en groupe et de se déplacer en file indienne. On peut alors voir très clairement plusieurs centaines d’individus s’étirer sur une file ininterrompue que chacun peut croiser.
La chenille processionnaire du pin qui cause beaucoup de dégâts. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Si les chenilles processionnaires dégradent les arbres qu’elles parasitent, le danger pour l’Homme, l’animal et aussi le végétal provient de leurs poils qui sont porteurs d’une protéine très toxique, aux pouvoirs très urticants : démangeaisons, ulcères, œdèmes et autres réactions allergiques graves, notamment chez le jeune enfant. Même hors saison, le risque existe : les nids vides contiennent une grande concentration de poils urticants qui se détachent et lorsque les nids se délitent au fil du temps, le vent dissémine leur contenu.

À quel moment peut-on être exposé ?

Les vagues de chaleur automnales et les hivers doux favorisent la précocité de leur développement. Elles peuvent ainsi apparaître en février ou mars jusqu’en juin. La période la plus à risque est celle où les processionnaires migrent le long du tronc pour aller s’enfouir plus loin dans le sol. Il faut savoir que les processions peuvent rester entre deux et cinq ans dans le sol pour permettre la survie des chenilles du pin… Un avantage pour elles mais, hélas, pas vraiment pour nous !

Quelles sont les solutions pour éradiquer ce fléau ?

Il faut se tenir éloigné des chenilles et contacter les professionnels. Grâce à la lutte généralisée sur le territoire, la FGDON 49 interviendra à moindre coût par traitement phytosanitaire. Il consiste en une pulvérisation à base de Bacille de Thuringe, une bactérie toxique, uniquement pour les chenilles. Elles mourront par paralysie du tube digestif et au printemps suivant, il n’y aura plus de processions.

Renseignements en mairie ou auprès de la FGDON49, parc d’activités de Beaucouzé, 23, rue Georges-Morel, à Beaucouzé. Contact : tél. 02 41 37 12 48 ou contact@fgdon49.fr.

Lire la suite de l'article Ouest France

Le Groupement de défense contre les organismes nuisibles de Segré-en-Anjou-Bleu (Maine-et-Loire), la ferme des P’tits Brillet à Saint-Michel-et-Chanveaux, l’Association du don du sang de Sainte-Gemmes-d’Andigné ont reçu un trophée Talents du territoire, remis vendredi 10 janvier à Segré.

Geneviève Coquereau, maire de Segré-en-Anjou-Bleu, Gilles Grimaud, président d’Anjou bleu communauté et Philippe Bolo, député, ont remis un trophée chacun à une association ou une entreprise locale pour son action en 2024.
Geneviève Coquereau, maire de Segré-en-Anjou-Bleu, Gilles Grimaud, président d’Anjou bleu communauté et Philippe Bolo, député, ont remis un trophée chacun à une association ou une entreprise locale pour son action en 2024. | CO – JOËL AUDOUIN

À l’occasion de la cérémonie des vœux de Segré-en-Anjou-Bleu, vendredi 10 janvier, Geneviève Coquereau, maire, Gilles Grimaud, président d’Anjou bleu communauté et Philippe Bolo, député, ont remis un trophée chacun à une association ou une entreprise locale pour son action en 2024.

Lutte contre le ragondin et le frelon asiatique

Geneviève Coquereau, maire de Segré-en-Anjou-Bleu, a décidé de mettre en avant le Groupement de défense contre les organismes nuisibles (GDON). Sa présidente, Lucienne Thomain, a reçu le trophée Talents du territoire, des mains de la maire, en compagnie de Bernard Cochet et Daniel Deshaies, membres du GDON. Geneviève Coquereau a souligné l’utilité du groupement qui intervient pour la collectivité et les particuliers, et sa réactivité.

Lucienne Thomain, présidente du Groupement de défense contre les organismes nuisibles (GDON) de Segré-en-Anjou-Bleu. | CO – JOËL AUDOUIN

Lucienne Thomain a rappelé que le GDON trouve son origine chez un agriculteur qui était  responsable du piégeage des ragondins qu’il attrapait avec des carottes . Ensuite, Jules Chauvin a créé le GDON en 2004. Le premier président a été Daniel Deshaies. En décembre 2019, les treize GDON des communes déléguées de Segré-en-Anjou-Bleu ont décidé de se regrouper en un seul groupement à l’échelle de la commune nouvelle.

Lucienne Thomain, a reçu le trophée des Talents du territoire, des mains de la maire Geneviève Coquereau, en compagnie de Bernard Cochet et Daniel Deshaies, membres du GDON. | CO – JOËL AUDOUIN

Les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts sont essentiellement les ragondins qui détruisent les berges des cours d’eau, les frelons asiatiques, les corvidés. Les cours d’eau sont les lieux les plus favorables à la prolifération de ces espèces. Et les villes sont un territoire propice au frelon.

Pour entrer en contact avec le GDON, il convient de passer par une mairie déléguée qui fait remonter l’info. En 2024, 130 interventions (représentant 304 heures de présence) ont eu lieu pour le frelon asiatique. Il y en avait eu 171 en 2023. Une baisse due au piégeage des reines fondatrices grâce au matériel fourni par la commune.

L’agriculture du futur

Président d’Anjou bleu communauté, Gilles Grimaud a braqué les projecteurs sur la ferme des P’tits Brillet à Saint-Michel-et-Chanveaux, afin de  mettre en avant les promoteurs de l’économie de notre territoire . Il a salué l’équipe de l’exploitation agricole :  Vous innovez avec du fourrage en vrac et vous faites aussi de la production. Vous êtes des industriels et vous êtes reconnus puisque vous êtes allés au Mondial du fromage. Vous favorisez aussi les circuits courts. Vous êtes le bon exemple de ce vers quoi doit évoluer notre agriculture .

Jean-Louis Hamard, l’un des associés de la ferme bio des P’tits Brillet à Saint-Michel-et-Chanveaux. | CO – JOËL AUDOUIN

Jean-Louis Hamard, l’un des associés, a raconté le parcours de cette exploitation agricole :  Le Gaec est né en 2006 du regroupement avec une exploitation voisine et six associés au départ . La ferme, passée en bio en 2015, est membre du réseau Bienvenue à la ferme. Aujourd’hui le Gaec compte  cinq associés, sept collaborateurs et deux apprentis .

Président d’Anjou bleu communauté, Gilles Grimaud a braqué les projecteurs sur la ferme des P’tits Brillet à Saint-Michel-et-Chanveaux, afin de « mettre en avant les promoteurs de l’économie de notre territoire ». | CO – JOËL AUDOUIN

Son activité principale est la production de lait dont 50 % est transformé en fromage. La ferme des P’tits Brillet a construit sa propre fromagerie de quelque 600 m², en activité depuis 2022. Sept sortes de fromages en sortent.

L’indispensable don du sang

Député de la 7e circonscription de Maine-et-Loire, Philippe Bolo a récompensé l’Association du don du sang de Sainte-Gemmes-d’Andigné. Brigitte Boiteau, présidente de l’association, a reçu le trophée des mains du parlementaire. Celui-ci a salué  le modèle associatif du don du sang  en France basé sur  le volontariat, le bénévolat et l’absence de profit .

Brigitte Boiteau, présidente de l’Association du don du sang de Sainte-Gemmes-d’Andigné. | CO – JOËL AUDOUIN

 On doit les débuts du don du sang à Sainte-Gemmes à Georges Menan, maire de Sainte-Gemmes  de 1953 à 1971,  qui a lancé la première collecte. Puis le curé Moreau a appelé les paroissiens à donner leur sang , a rappelé Brigitte Boiteau.  Une centaine de personnes se sont présentées la première fois. Ensuite, une association s’est créée en 1965 .

En mettant avant l’Association du don du sang de Sainte-Gemmes-d’Andigné, Philippe Bolo a salué « le modèle associatif du don du sang » en France basé sur « le volontariat, le bénévolat et l’absence de profit ». | CO – JOËL AUDOUIN

Elle repose aujourd’hui sur une douzaine de personnes. Les collectes de sang de Sainte-Gemmes accueillent quelque 130 donneurs à chaque fois, sur rendez-vous depuis 2020 et la crise sanitaire. Une trentaine de nouveaux donneurs sont recensés tous les ans.

Lire la suite de l'article Ouest France

C’est une première départementale. À Chazé-sur-Argos, près de Segré (Maine-et-Loire), un arrêté municipal a permis d’installer dans un parc privé, un canon effaroucheur. Les corvidés ont quitté le bourg. Les riverains du parc sont soulagés.

Ils rendaient la vie impossible aux riverains du parc privé, et à d’autres habitants proches. Impossible de profiter de sa terrasse sans être importuné par les cris de ces corvidés, de dormir les soirs fenêtres ouvertes, sans parler des fientes sur les dallages. Une colonie d’une trentaine de couples de corbeaux freux avait élu domicile dans les grands arbres d’un parc privé au milieu du bourg. Plusieurs plaintes sont parvenues en mairie. La maire Françoise Coué explique : « Une pétition a réuni quelque 80 signatures. Nous nous sommes renseignés très précisément sur un possible arrêté municipal autorisant la FDGDON (Fédération départementale des groupements de défenses contre les organismes nuisibles) départemental à poser un effaroucheur dans le parc en question avec, bien entendu, l’aval de ses propriétaires. »

Lire aussi : Les Herbiers. Face aux dégâts du corbeau freux, « les demandes de battue affluent »

L’effaroucheur en place a, semble-t-il, produit l’efficacité attendue. La colonie de « freux » a quitté le bourg pour  très assurément aller s’installer ailleurs », ne cachent pas Étienne Gauthier et Bertrand Saget, tous deux du GDON local, et Antonin Grimault-Frémy, animateur au FDGDON départemental.

Un dispositif adapté

Bien entendu le dispositif a été adapté en termes de décibels au fait qu’il soit installé dans le bourg.  C’est un dispositif semblable à celui que posent les agriculteurs dans leurs champs pour faire fuir également les corvidés. Les décibels sont réduits, à 70 contre 170 dans les cultures, et la fréquence du coup calculée pour que l’oiseau ne s’accoutume pas au bruit. Le tir est vertical, alors que dans les champs il est plutôt horizontal. 

Dans le parc, les responsables GDON montrent une dizaine de nids ou prénids en haut des arbres.  Il est strictement interdit de les détruire », regrettent-ils. Les dégâts faits par ces corvidés (corbeaux, choucas, freux) sont parfois considérables dans les cultures.  Une journée suffit pour voir disparaître plusieurs hectares de maïs ou de blé. .

Un oiseau intelligent

Le tir de freux est autorisé aux chasseurs en campagne par la préfecture, entre la date d’ouverture et fin juillet. Dans les bourgs, le tir est interdit.  Cet oiseau est terriblement intelligent, selon Bertrand Saget. Je me souviens que dans ma ferme, quand j’étais dans le bout d’un de mes champs avec mon fusil, les freux s’envolaient sur l’autre bout de la parcelle, pour revenir immédiatement à leur point de départ, quand je changeais de place. Ils sont méthodiques.  On a même évalué leur logique égale à celle d’un enfant de 3 ans »,rapporte Antonin Grimault-Frémy.

Les dégâts causés par les corbeaux freux doivent être déclarés en mairie ou en ligne à la préfecture.   Comme les agriculteurs ou les autres victimes ne sont pas indemnisés, les gens ne déclarent rien , déplore Bertrand Saget. Ce qui ne facilite pas l’argumentation auprès des responsables du type Ligue des oiseaux, ou Crow Life, qui ne voient pas l’intérêt d’engager des campagnes de régulation.

Pour le moment, et à l’approche des beaux jours on reprend confiance du côté des jardins et des terrasses dans le bourg. Dormir le soir ou la nuit va pouvoir se faire fenêtre ouverte de nouveau. Les corbeaux freux sont partis sous d’autres cieux.

Françoise Coué  se félicite de l’acceptation par la population de cette expérience unique dans le département .

Le Gdon, ce n’est pas seulement cette lutte contre les corvidés, c’est aussi celle contre le frelon asiatique, le ragondin, dont des centaines de bénévoles s’occupent. Il faut y ajouter les piégeurs agréés qui eux aussi donnent de leur temps.

 En 2015, on avait calculé que ça représentait 170 ETP, c’est-à-dire entre cinq et six millions d’euros chaque année , rappelle Antonin Grimault-Frémy.

Lire la suite de l'article Ouest France